Drapeau aux armes de Bertrand du Guesclin, connétable de France
Il y a des noms que l’histoire retient malgré elle, parce qu’ils ont pesé trop lourd pour être oubliés. Bertrand du Guesclin est de ceux-là. Né en Bretagne vers 1320, fils de petite noblesse, laid dit-on, peu gracieux, rien de ce que l’époque attendait d’un chevalier d’apparat. Et pourtant, c’est lui que Charles V choisit pour relever la France à genoux après les désastres de Poitiers et de Crécy. C’est lui qui, patient, obstiné, refusant la bataille rangée quand elle était perdue d’avance, reconquit province après province ce que les traités avaient abandonné. En 1380, il mourait devant Châteauneuf-de-Randon, et les Anglais eux-mêmes vinrent déposer les clefs de la ville sur son corps.
Ses armes parlent à qui sait les lire : d’argent à l’aigle bicéphale éployée de sable, becquée et membrée de gueules, à la cotice du même brochant sur le tout. L’aigle à deux têtes, symbole de puissance et de vigilance, barré de cette bande rouge qui traverse tout le champ. Des armes de chef de guerre, pas d’un courtisan.
Ce drapeau royaliste de 142,2 cm x 87,6 cm reproduit ces armoiries sur fond blanc, en impression intégrale. Il est fabriqué en polyester résistant, cousu sur les bords, avec œillets métalliques pour la fixation. Il s’accroche à une façade, se déploie dans un bureau, s’emporte dans un rassemblement. Il rappelle que la France a connu des serviteurs qui lui donnèrent tout, sans jamais lui demander de choisir entre leur intérêt et le sien.
Pour les royalistes qui tiennent à l’histoire de France non pas comme à un musée, mais comme à une dette vivante.











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