Drapeau décoratif – Bataille de Tolbiac, 496
Il faut bien comprendre ce qui se passa à Tolbiac cette année-là. Les Alamans avaient enfoncé les lignes franques. La bataille tournait mal. Clovis, roi des Francs, encore païen, vit ses guerriers reculer et, selon ce que rapporte Grégoire de Tours, il leva les yeux vers le ciel et invoqua le Dieu de Clotilde, son épouse chrétienne, promettant de se faire baptiser si la victoire lui était accordée. Les Alamans plièrent. Clovis tint sa promesse.
Quelques mois plus tard, à Reims, Rémi l’évêque baptisait le roi des Francs et trois mille de ses guerriers. Ce jour-là, quelque chose s’enclencha qui durerait quatorze siècles.
La peinture de Ary Scheffer reproduite sur ce drapeau royaliste saisit l’instant du basculement : Clovis à cheval, le bras levé dans un geste qui est à la fois un cri de guerre et un serment, ses hommes autour de lui dans la confusion du combat, les corps à terre, la lumière qui perce les nuages comme une réponse. C’est une image romantique, au sens propre du terme, c’est-à-dire qu’elle dit vrai par l’émotion là où le document manque.
Tolbiac, ce n’est pas une bataille parmi d’autres. C’est le moment où la France, sans encore porter ce nom, choisit une direction. Les royalistes français savent ce que cela signifie : la monarchie capétienne, la fille aînée de l’Église, les sacres de Reims, tout cela a une origine, et cette origine a un visage, et ce visage lève le bras dans la mêlée en appelant le Dieu des chrétiens.
Ce drapeau décoratif au format 87,6 cm x 142,2 cm est imprimé en haute définition sur polyester résistant. Il s’accroche à un mur, une façade, une hampe. Les œillets métalliques et les bords cousus garantissent une tenue dans la durée.











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